Le hashish, c’est l’enfer

Le hashish, c’est l’enfer

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Hier, j’ai reçu un appel d’une personne qui voulait revenir pour une séance d’hypnose. On s’était déjà vu une fois avant le COVID-19, et la séance avait été efficace. Il s’agissait d’arrêter de consommer du cannabis.

Comme beaucoup de gens, cette personne s’est retrouvée confinée donc isolée, ce qui favorise la reconsommation. Et donc en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, cette personne a retrouvé la routine du pétard matinal avec tout ce que ça implique de pénibilité et d’ambivalence.

Ca veut dire aller traîner dans des endroits où elle n’irait pas en temps normal pour se procurer le hashish, donc prendre des risques, s’exposer, être en contact avec des criminels qui vendent aussi des drogues plus dures. Et tout ça coûte de l’argent mais aussi du temps pour se fournir et récupérer de sa consommation. Ca veut dire être high toute la journée en faisant semblant d’être clair, ça veut dire être considéré comme un criminel par la société , et renvoyer une image négative à ses proches, ses enfants. Ca veut dire aussi que c’est difficile d’en parler à quelqu’un.

Ca veut dire la flemme, la démotivation, la paranoïa , le repli sur soi et plus tard une baisse de la libido et de la créativité. La Marie-Jeanne, c’est aussi la culpabilité et la solitude avec un plaisir aléatoire, souvent en-dessous des attentes du consommateur.

C’est toujours une impasse et pour en sortir il n’y a pas d’autre choix que de faire demi-tour. Revenir sur ses pas, prendre un autre chemin, donc accepter qu’on s’est trompé, qu’on s’est fait avoir. Ca fait mal sur le moment.

Bref, je voulais en parler parce que la dame que j’ai eu au téléphone m’a dit que c’est une angoisse pour les addicts que personne n’en parle. Je pense qu’elle a raison. Si vous êtes dans cette situation, des gens peuvent vous aider, je peux vous aider. Le plus important, c’est de rompre la solitude et d’en parler.

Merci de votre attention

Emmanuel 0682150905

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