La gestion du stress

La gestion du stress

Partagez cet article

Aujourd’hui, j’ai envie de parler du stress. Parce que c’est un sujet qui nous concerne tous, de près ou de loin, et que j’entends pas mal de choses sur le sujet qui mériteraient d’être développées.

Le stress on connait et quand on parle de stress, on entend généralement parler de gestion du stress. Qu’est-ce que ça veut dire?

Le stress, qu’est-ce que c’est ? Comment le gère t-on ? Qu’est-ce que l’hypnose peut apporter dans ce domaine?

Définition du stress

On peut partir d’une définition générique:

Définition du Robert:

stress

nom masculin

1.

anglicisme•didactique

Réaction de l’organisme à une agression, un choc physique ou nerveux ; ce choc ( syn. réaction d’alarme).

2.

courant

Situation de tension nerveuse excessive, traumatisante pour l’individu.

On peut remarquer que cette définition est extrêmement large. On peut tous s’y reconnaitre sans parler de la même chose.

C’est-à-dire que mon stress, votre stress ou le stress du voisin, ce sont des choses différentes. Comme beaucoup de termes qui sont utilisés à tort et à travers, ça n’a plus vraiment de sens.

Y a t-il différentes formes et niveaux de stress ?

Il y a donc différents formes et différents niveaux de stress. C’est une notion qui peut difficilement être enfermée dans un seul terme.

Ensuite, quand on parle de stress, on entend souvent qu’il y aurait une distinction à faire entre le « bon » stress et le « mauvais » stress. Ca me fait penser au sketch du bon et du mauvais chasseur.

Plus sérieusement, il y aurait un stress bénéfique, celui qui pousse à l’action, qui donne la motivation et l’engagement, et qui permet d’être performant. Un stress productif en quelque sorte.

Et il y aurait un stress qui paralyse, qui draine l’énergie de la personne et qui empêche de produire.

A partir de là, on peut imaginer qu’il y a tout un spectre de stress plus ou moins bon, plus ou moins mauvais, voire à la fois bon et mauvais.

Quand on associe ces non-définitions à la notion de gestion, on a tous les ingrédients nécessaires pour raconter n’importe quoi.

Le stress serait une ressource qu’on peut gérer. La gestion du stress consisterait donc à réduire ou éliminer le mauvais stress, ou encore à le convertir en bon stress. L’idée est séduisante: on pourrait augmenter ses performances tout en étant plus heureux dans la vie.

Peut-on se passer du stress

Hier, j’ai eu un retour d’une dame suite à une séance pour le stress et le sommeil. La première semaine qui a suivi la séance a été plutôt déstabilisante. Cette personne était perdue sans son stress. Comme si elle était en manque. C’est assez rare quand c’est à ce point-là mais dans le principe, c’est normal.

C’est qu’au bout d’un moment, le stress prend tellement de place dans la vie d’une personne, que c’est difficile de s’en passer.

Quand j’avais 30 ans -folle jeunesse- j’avais un ami ingérable, toujours à chercher les embrouilles, le genre à déclencher des bagarres chaque fois qu’on sortait. C’était pénible, mais c’était un pote alors j’acceptais la situation. Jusqu’au jour où je ne supportais plus toutes ces embrouilles et j’ai coupé les ponts.

Ca a été dur pour moi. Je l’aimais bien et on se connaissait depuis longtemps. On a vécu des moments intenses et j’aurais plein d’anecdotes à raconter avec ce gars.

Mais ce n’était pas gérable. Il n’y avait pas de compromis possible. Traîner avec lui impliquait forcément des problèmes.

Simplement, il y a eu un moment où les inconvénients de la relation pesaient plus lourds que les avantages.

La relation d’une personne avec le stress fonctionne de la même façon.

A cette époque, j’étais un jeune commercial ambitieux et je courais après le stress. Le stress me poussait à faire toujours plus de chiffre, à atteindre des objectifs fixés par quelqu’un d’autre. J’étais fier de moi quand j’étais sous pression et que je gérais les litiges, les transactions, etc… Mais j’ai fini par me rendre compte que sur le global, mon mode de vie était toxique.

Je peux aimer quelque chose, ça ne veut pas dire que cette chose est bonne pour moi.

En conclusion

Finalement, j’en suis venu à la conclusion qu’il n’y a pas de bon stress. Les effets du bon et du mauvais stress sont les mêmes. S’il y aune distinction à faire, ce serait plutôt entre le stress obligatoire, lié aux personnes et aux situations, et le stress qu’on s’impose. Ce stress qu’on s’impose, c’est celui qui vient d’un engagement excessif dans les relations, dans le travail, dans les problèmes des autres, etc…

L’hypnose pour vaincre le stress

La solution proposée par l’hypnose, en tout cas comme je la pratique, c’est d’abord de retrouver un état normal. Ca passe par la détente nerveuse, et l’hypnose est excellente pour ça. Après le retour au calme, on ne mesure plus les choses avec les mêmes références. On apprend que ce qu’on considérait comme un état normal était en fait un état de tension extrême qui s’était installé insidieusement jusqu’à devenir la normalité.

C’est ce qui permet de s’engager ou se désengager en fonction de ses besoins et ses possibilités.

Merci de votre attention

Emmanuel Winter

Plus d'articles