La dépendance à l’alcool – L’hypnose peut vous aider

La dépendance à l’alcool – L’hypnose peut vous aider

La dépendance à l’alcool – L’hypnose peut vous aider

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A quel moment une consommation d’alcool devient problématique

D’abord, je remarque que l’alcoolisme est problématique pour l’entourage avant de l’être pour la personne. La personne alcoolo-dépendante a tendance à banaliser sa consommation et à sous-estimer les conséquences.

La plus grande difficulté, c’est d’admettre qu’il y a un problème. Et quand on arrive à l’admettre, c’est que le problème est bien installé.

Il y a une réalité médicale dans l’alcoolo-dépendance et du point de vue de l’addictologie, l’alcool est une drogue au même titre que le cannabis ou la cocaïne.

Même si c’est légal et socialement admis, voire encouragé, les mécanismes sont exactement les mêmes, avec quelques spécificités liées au produit.

Comment mesurer la gravité d’une addiction

La gravité d’une addiction se mesure avec des critères objectifs et subjectifs :

– l’envahissement

-la perte de contrôle par rapport à sa consommation

-le craving ou besoin urgent et irrépressible, immédiat et obsédant de consommer

-l’argent dépensé pour acheter le produit

-le temps passé à se procurer le produit, à consommer et à récupérer après la descente (gueule de bois)

-difficultés ou incapacité à remplir ses obligations et assumer ses responsabilités sociales, familiales, professionnelles

-l’impact sur l’organisme : baisse de la libido et de la résistance à l’effort notamment

– troubles émotionnels et sautes d’humeurs, anxiété, dépression, paranoïa, agressivité, irritabilité, culpabilité, dévalorisation de soi, etc…

-syndrome de sevrage : réactions pénibles voire dangereuses en cas de privations. Pour l’alcool, le tristement célèbre delirium tremens qui s’accompagne, dans les cas les plus sévères, de risques d’arrêt cardiaque, de convulsions et de délire hallucinatoire.

Concernant l’alcool, il y a une dimension culturelle importante, des codes, voire un certain snobisme : le vin, les liqueurs les cocktails, produits réservés à certaines occasions comme le champagne.

D’une façon générale, il y a plus d’indulgence pour l’excès que pour l’abstinence.

Arrêter, même diminuer sa consommation d’alcool, a un coût social élevé. C’est très compliqué pour les personnes qui évoluent dans un milieu où l’alcool est omniprésent.

Il y a de nombreux facteurs qui favorisent les addictions, et on parle généralement d’addictions multiples. L’alcool est souvent associé à d’autres produits : tabac, hashish, cocaïne, médicaments et autres.

Parmi les principaux facteurs, on peut identifier le vécu personnel, la génétique, les antécédents familiaux, l’environnement, la culture, le hasard, mais aussi l’impulsivité et la tolérance à l’ennui.

Qu’est-ce qu’on peut faire pour s’en sortir?

La première chose à faire, c’est d’en parler. L’alcool enferme la personne dans une solitude qui accentue son mal-être et donc sa consommation. Sortir de cet isolement est la priorité numero 1.

En parler à un médecin spécialiste, éventuellement en passant par le médecin traitant, c’est une bonne idée. On vous proposera souvent des médicaments pour aider à encaisser le sevrage.

A ce propos, j’entends souvent des personnes alcoolo-dépendantes qui disent refuser les supports médicamenteux, parce qu’ils considèrent que c’est plus nocif et addictif que l’alcool.

Je vous le dis franchement, c’est n’importe quoi. Vos chances de survie par rapport à l’alcool sont liées à votre capacité à voir la réalité en face.

Aujourd’hui, les addictions sont traitées par des équipes pluridisciplinaires. c’est du sérieux.

L’hypnose peut vous aider

Au niveau de l’hypnose, en tout cas dans mon cadre de travail personnel, il s’agit d’apporter un soutien pendant et surtout après le sevrage.

Car diminuer ou arrêter l’alcool ne résout que le problème de l’alcool. Mais vivre sans l’alcool, c’est un projet ambitieux et à long terme. Ca demande de l’énergie au quotidien de résister à la pression sociale.

Les bénéfices de l’hypnose sont réels et indirects : amélioration du sommeil et de la récupération, réduction de l’anxiété, de la culpabilité et des débordements émotionnels en général, réduction du craving et restauration de l’estime de soi.

Voilà ce qu’on peut en dire dans les grandes lignes. Si vous avez envie ou besoin d’en discuter pour vous ou par rapport à un proche, pour envisager un accompagnement en hypnose ou juste pour vous informer, je vous invite à me contacter.

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